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Blog en travaux

Publié le par afislr

Ce blog est actuellement en travaux.

Ceci risque de vous causer quelques désagréments.

Bientôt une nouvelle version en ligne.

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Conférence du 28 novembre 2013

Publié le par afislr

Les (trop rares, malheureusement…) chanceux qui étaient présents le 28 novembre dernier à la salle du Belvédère du Corum de Montpellier ont pu bénéficier d’un exposé magistral du professeur Artus. En effet, en quelques dizaines de minutes roboratives et fort documentées, Jean-Claude Artus a réussi à montrer que les avantages du nucléaire ne se limitaient pas à détailler le plus rationnellement possible les plus et les moins. Penser par exemple que le parc français permettait une énergie meilleur marché, que les accidents étaient somme toute plutôt rares, ou que, peut-être, au fond, on aggraverait moins l’effet de serre avec cette énergie plutôt que d’autres. Tout cela est bel et bon, et demeure naturellement valable, mais cela reste dans une « fourchette » où il paraît aussi légitime d’être pour ou contre l’énergie nucléaire, selon que l’on insiste plus ou moins sur les avantages ou les inconvénients, et aucune option n’est franchement irrationnelle ou déraisonnable.

Mais là où l’exposé d’Artus était déterminant, c’est qu’il montrait que nous étions tous tellement « englués » dans la propagande anti-nucléaire qui s’est déployé depuis 40 ans que nous ne pouvions plus penser clairement. On ne compte plus les déclarations les plus hallucinantes, comme celle de Nicolas Hulot : « il serait suicidaire de ne pas sortir du nucléaire ». Pour Artus, qui s’interroge sincèrement sur de telles prises de position, par des personnes parfaitement honorables au demeurant, nous ne pouvons pas ne pas penser que le nucléaire est à tout le moins un grand danger.

Ainsi, en introduction, l’orateur a commencé par un état des lieux (alarmant, faut-il le souligner ?...) du niveau d’information ou d’instruction des populations. Les classements internationaux se succèdent et voient le niveau français se situer continuellement aux places les moins enviables, 20ème ou 21ème sur 22, par exemple, selon les compétences testées. Plus grave encore, se méfier des scientifiques, qui ont déjà si peu de places dans les grands médias, est devenu un sport national. Les institutions elles-mêmes, telles le Conseil National de la Transition Energétique, sont parfois organisées de bien curieuse façon : pas un seul médecin n’en fait partie ! 

Dès lors, le problème qui se pose au citoyen est : « qui va nous renseigner » ?

  • Les médias ? Ils sont dominés par Médiamétrie… Seules leurs ventes les motivent.
  • Les militants ? Ils se proclament bien « indépendants », mais en fait, ne sont pas objectifs, puisqu’ils sont dans le « combat »…
  • Les experts ? Bien sûr, au moins, ils ont une compétence, mais ils ont tendance à s’exprimer du « haut de leur grandeur », et ne savent pas toujours se mettre à la portée du Public, expliquent mais ne savent pas répondre simplement…

Restent ceux qui informent sur la base des bibliographies et des publications scientifiques et qui laissent ensuite chacun se faire son opinion. Inutile de préciser que c’est la démarche adoptée par Artus.

Ces informations, quelles sont-elles ?

Il y a d’abord les données fournies par le professeur Artus sur les différents types d’énergie. Par exemple, que le prix de l’électricité « solaire » est 10 fois supérieur à celui de l’électricité fournie par les centrales nucléaires. Ou que les USA ont abandonné 14 000 éoliennes, pour manque de rentabilité (c’est l’équivalent du parc français actuel).

Mais c’est au niveau des risques relatifs à chaque source d’énergie que les informations de M. Artus sont les plus décoiffantes : abreuvés des chiffres qui circulent dans les médias, de ces « centaines de milliers de cancers » ou de ces « dizaines de milliers de morts de Tchernobyl », etc., il nous est difficile d’imaginer que tout cela est tout simplement faux… Que le nucléaire, s’il a tué, a non seulement fait environ deux mille fois moins de victimes que les autres sources d’énergie (entre 40 et 50 morts à Tchernobyl, aucun à ce jour à Fukushima), mais surtout que ce ratio est d’une telle importance que l’on peut renverser le calcul et estimer à bon droit que le nucléaire a sauvé environ 1 800 000 personnes ! Pour l’énergie produite, c’est le nombre de victimes qu’auraient fait le charbon, le pétrole, l’hydraulique, le gaz, etc.

Le professeur Artus décrit ensuite les vrais dangers des radiations nucléaires, leurs mesures, leurs conséquences, y compris leur utilisation médicale, qui peut avoir des effets secondaires graves, mais qui présentent une balance bénéfice/risque positive. Quelques exemples choisis pour illustrer la différence entre la biologie et la physique sont aussi éclairants qu’amusants, ainsi quand Jean-Claude Artus rassure les enfants que nous avons été, et qui sommes sans doute tombés dans le piège de nos instituteurs : et pourtant, NON, un kilo de plomb, ce n’est pas comme un kilo de plumes… Jetez-le sur votre pied, pour voir !! (A énergie égale, les effets pathologiques sont différents.)

Après les dangers pour la santé, ce sont les dangers pour l’environnement qui sont évalués. Que ce soit du côté des gaz à effets de serre ou du côté des déchets nucléaires, l’impact est infime ! Le charbon est environ 250 fois plus mauvais pour l’environnement que l’énergie nucléaire. Et rappelons que loin d’être une énergie du passé, elle reste, mondialement, l’énergie n°1, encore aujourd’hui. Quant aux déchets, la peur qui est liée à leur durée de vie (qui se compte en centaines de milliers d’années, pour certains) doit absolument être mise en balance avec d’autres types de déchets industriels qui eux, sont éternels ! Les déchets nucléaires représentent 200 tonnes par an, sont traités avec des précautions extrêmes et la loi les encadre de façon drastique, alors que pas moins de 18 000 000 de tonnes d’autres déchets dangereux sont gérés de façon bien moins rassurante !

Nous voyons donc que pour le nucléaire les problèmes sont maitrisés de façon tout à fait acceptable et que du côté positif, ce n’est pas seulement un léger mieux, une petite balance bénéfice-risque positive : nous pouvons conclure que les avantages du nucléaire, qu’on devrait sans doute appeler ses bienfaits, sont si considérables (et si peu connus !) que les rejeter en devient vraiment une folie. Nul doute que pour Artus, il serait suicidaire de sortir du nucléaire !

En conclusion, Jean-Claude Artus évoque un film à voir absolument : « Pandora’s promise[1] » réalisé en 2013 par d’anciens opposants à l’énergie nucléaire. A l’instar d’un Jacques Van Rillaer ou d’un Mark Linas, respectivement revenus de la psychanalyse ou de la lutte contre les OGM, ces « convertis » sont souvent les plus à même d’exposer les raisons pour lesquelles ils ont changé d’avis. Leurs points de vue sont très éclairants, puisque leurs convictions étaient fortes, mais encore plus fortes ont été les connaissances et informations qu’ils ont acquises, et qui leur ont donc permis de modifier leur opinion.

A l’issue de la conférence, une discussion intéressante a pu se développer encore quelques dizaines de minutes, avec cet orateur chaleureux, à l’écoute et soucieux de se faire comprendre, et avec des auditeurs qui ont remplacé la quantité par la qualité !

Jean-Claude Artus est l’auteur de deux ouvrages qui résument et prolongent cet exposé : d’une part, « Les tribulations du professeur au pays du nucléaire », un livre qui, aujourd’hui, aurait sans doute été appelé « le nucléaire pour les nuls », et un ouvrage plus original, puisque c’est une fiction, une sorte de techno-thriller nucléaire à la « Tom Clancy » : « À petites doses… ». Ces deux ouvrages sont disponibles auprès de l’auteur[2].

 

[1] Visible prochainement sur You Tube, actuellement seulement visible en projection privée payante. Les chaines publiques en ont refusé la projection.

[2] Vous pouvez le contacter ici : jc.artus@numericable.fr

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La 9ème édition des « rencontres pour l'information scientifique »

Publié le par afislr

La 9ème édition des « rencontres pour l'information scientifique »

L'Association Française Verser l'Information Scientifique du Languedoc-Roussillon (AFIS-LR) Vous Vous convie à assisteur à la 9ème édition des «Rencontres Verser l'information" scientifique », sur le thème:

"Choix des Sources Energétiques ... Les conséquences de Notre Santé!"

par le professeur Jean-Claude Artus

Jeudi 28 Novembre 2013 à 20h

CORUM de MONTPELLIER

Salon du Belvédère (entrée sur la gauche ous par l'ascenseur visage au tram)

- Entrée libre et gratuite -

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Rencontres pour l'information scientifique 8ème édition

Publié le par afislr

L’Association Française pour l'Information Scientifique du Languedoc-Roussillon (AFIS-LR) vous convie à assister à la 8ème édition des « rencontres pour l'information scientifique », sur le thème :

 MEDECINES CONVENTIONNELLES OU NON CONVENTIONNELLES

Faut-il vraiment choisir ?

 Jeudi 12 Septembre 2013 à 20h

 Salle Guillaume de Nogaret (Montpellier) Espace Pitot - Rue Pitot

Entrée libre et gratuite

L’intervenant, Jean Brissonnet, est agrégé de physique honoraire. Il a été vice-président de l’Association Française pour l’Information Scientifique (AFIS).

Il est l’auteur des livres « Les pseudo-médecines, un serment d’hypocrite » et « Les médecines non conventionnelles ou les raisons d’une croyance ». Il a créé et développe le site : www.pseudo-médecines.org

Il vient de publier un nouvel ouvrage, « Les médecines postmodernes prennent le pouvoir».

« Depuis bientôt un siècle, la médecine conventionnelle a fait des progrès incontestables : les maladies infectieuses sont, la plupart du temps, soignées avec succès, on ne meurt plus du sida, le cancer est de mieux en mieux traité et la chirurgie cardiaque fait des miracles. Pourtant, de plus en plus de citoyens s’en détournent pour plébisciter des médecines non conventionnelles dont la valeur thérapeutique reste encore à prouver. Fière de sa toute-puissance, la médecine conventionnelle, devenue mécaniste, froide et technique, n’a pas su préserver l’aspect relationnel indispensable à la confiance et au respect des patients. Les dérives, souvent mercantiles, et les « affaires », de plus en plus médiatisées, ont fini par dépouiller la médecine de son « aura ».

De ces deux approches, y a-t-il lieu de condamner l’une pour promouvoir l’autre ? Peuvent-elles cohabiter ? À quelles conditions ? Ce n’est qu’après avoir mis en évidence leurs atouts et leurs faiblesses, à partir d’éléments rigoureux, qu’il sera possible de répondre.

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conférence du jeudi 20 juin 2013

Publié le par afislr

La conférence présentée par Jérôme Quirant le jeudi 20 juin 2013 à la salle Guillaume de Nogaret s’est révélée particulièrement intéressante.

Après nous avoir expliqué les raisons qui l’ont amené à s’intéresser tout particulièrement aux théories complotiste qui se sont développées autour de la tragédie du 11 septembre 2001, le conférencier nous a livré de nombreux exemples montrant l’irrationalité de leur approche. Il a réfuté leurs arguments et nous a présenté les preuves incontestables de leurs dérives et de leur incompétence.

La compétence du conférencier est, par contre, pleinement apparue à cette occasion.

Puis Jérôme Quirant a élargi son propos à d’autres exemples, allant des OGM à la radioactivité et de la dioxine aux des ondes électromagnétiques.

Il faut reconnaître que l’assistance était assez modeste, mais de grande qualité et les discussions qui ont suivi l’exposé se sont révélées particulièrement fructueuses et se sont développées avec la courtoisie qui sied à un échange dont l’idéologie est absente.

Faute de moyens techniques (toute aide dans ce domaine serait la bienvenue), il ne nous est encore malheureusement pas possible de présenter ici une vidéo de la conférence à destination de ceux qui n’auraient pu y assister, mais l’un des participants, Philippe Monin, a bien voulu mettre à notre disposition l’enregistrement audio qu’il a réalisé a cette occasion.

Nous vous invitons à vous y reporter ici

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La science bafouée… comment résister en terre obscurantiste ?

Publié le par afislr

  L’Association Française pour l'Information Scientifique du Languedoc-Roussillon (AFIS-LR) vous convie à assister à la 7ème édition des « rencontres pour l'information scientifique », sur le thème :

 OGM – Ondes Electromagnétiques – Nucléaire

La science bafouée… comment résister en terre obscurantiste ?

  Jeudi 20 Juin 2013 à 18h30

 Salle Guillaume de Nogaret Espace Pitot - Rue Pitot -

(Attention : Changement de lieu)

Entrée libre et gratuite -

 L’intervenant, Jérôme Quirant est membre du comité de rédaction de la revue Science et Pseudosciences et Maître de conférences à l’Université Montpellier2.

Il est auteur de deux ouvrages sur les théories du complot autour des attentats du 11 septembre 2001 : « La farce enjôleuse du 11 septembre » et « 11 Septembre et Théories du Complot : ou le conspirationnisme à l'épreuve de la science »

 

« La Science et les scientifiques ont une image considérablement dégradée de nos jours dans l’opinion publique. Leur parole est systématiquement remise en cause, que ce soit sur internet, dans la presse ou au travers des interventions d’associations « citoyennes », dont le degré d’incompétence n’a d’égal que leur force de conviction et leur implication politique.

Nous verrons, au travers d’exemples concrets, comment ce processus remet en cause aujourd’hui la place de la France au niveau scientifique dans le monde.

Face à cela, comment le citoyen peut-il s’y retrouver et éviter de se laisser tromper au mieux par des pseudo-scientifiques, au pire par des charlatans ? C’est une démarche que nous tenterons de définir pour tenter de ramener un peu de rationalité dans un monde qui en a bien besoin »

L’Association Française pour l'Information Scientifique du Languedoc-Roussillon (AFIS-LR) vous convie à assister à la 7ème édition des « rencontres pour l'information scientifique », sur le thème :

 

OGM – Ondes Electromagnétiques – Nucléaire

La science bafouée… comment résister en terre obscurantiste ?

 

 Jeudi 20 Juin 2013 à 18h30

 Salle Guillaume de Nogaret Espace Pitot - Rue Pitot -

(Attention : Changement de lieu)

Entrée libre et gratuite -

 

L’intervenant,Jérôme Quirant est membre du comité de rédaction de la revue Science et Pseudosciences, Maître de conférences à l’Université Montpellier 2.

Il est auteur de deux ouvrages sur les théories du complot autour des attentats du 11 septembre 2001 : « La farce enjôleuse du 11 septembre » et « 11 Septembre et Théories du Complot : ou le conspirationnisme à l'épreuve de la science »

 

« La Science et les scientifiques ont une image considérablement dégradée de nos jours dans l’opinion publique. Leur parole est systématiquement remise en cause, que ce soit sur internet, dans la presse ou au travers des interventions d’associations « citoyennes », dont le degré d’incompétence n’a d’égal que leur force de conviction et leur implication politique.

Nous verrons, au travers d’exemples concrets, comment ce processus remet en cause aujourd’hui la place de la France au niveau scientifique dans le monde.

Face à cela, comment le citoyen peut-il s’y retrouver et éviter de se laisser tromper au mieux par des pseudo-scientifiques, au pire par des charlatans ? C’est une démarche que nous tenterons de définir pour tenter de ramener un peu de rationalité dans un monde qui en a bien besoin »

 

 

 

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Les ravages des faux souvenirs ou la mémoire manipulée

Publié le par afislr

La conférence de ce vendredi 17 mai 2013 fut une intervention de haut niveau, riche et pointue. Le sujet est difficile et peu « public ». En effet, les ravages occasionnés par les faux souvenirs qui ressurgissent au cours d’une TMR (thérapie de la mémoire retrouvée) sont peu connus. Ce sont pourtant de nombreuses familles totalement brisées par de faux souvenirs d’abus sexuels qui auraient eu lieu dans l’enfance et qui seraient retrouvés au cours d’une psychothérapie, vingt ou trente ans plus tard.

Les ravages des faux souvenirs ou la mémoire manipulée

Les TMR prennent leurs sources dans le concept de refoulement, en vogue chez de très nombreux psychiatres et psychothérapeutes. Vers 1890, nait le mythe qu’un traumatisme oublié serait la cause des troubles psychiques. Ce concept, bien que très populaire, n’a aucun fondement scientifique[1].

Elles s’appuient sur différents mythes qui ne sont pas validés par la science, par exemple l’émotion d’une victime rendrait crédible son témoignage ou la mémoire fonctionnerait comme une caméra vidéo. D’ailleurs, la clarté et la précision d’un souvenir ne saurait pour autant attester de sa véracité, ce qui peut paraître surprenant au premier abord.

Les explications de Brigitte Axelrad s’appuient essentiellement sur les avancées scientifiques dans le domaine de la mémoire et sur la façon dont les souvenirs peuvent être inventés, manipulés ou transformés. Au cours de la conférence, le public a semblé particulièrement frappé par quelques exemples de fabrication expérimentale de faux souvenir. En commençant seulement par une suggestion cohérente, puis à partir de détails véridiques, en accentuant la plausibilité d’une situation, on glisse subrepticement vers une interprétation qui s’implante et prend toute sa place dans la mémoire. Certains ont pu ainsi se souvenir d’un voyage en montgolfière qu’ils n’ont pourtant jamais fait…

En effet, les images mentales ne sont pas des copies fidèles de la réalité. Le fonctionnement de la mémoire, qui est très malléable, permet la manipulation par la suggestion, notamment en psychothérapie. Le patient adhère facilement à ce qu’on lui propose, car il entre en psychothérapie à un moment où il est fragilisé et a soif d’explications et d’interprétations sur son mal-être.

La conviction de certains thérapeutes utilisant différentes méthodes comme les associations libres, l’interprétation des rêves ou la suggestion hypnotique peut aboutir à une grande distorsion des souvenirs. Des questions répétitives ou biaisées, la thérapie de groupe entrainant la contagion, y contribuent également. Parfois, il s’agit juste d’une pression insidieuse. Elle est d’ailleurs plus efficace si elle reste imperceptible. Pour certains psys, ce qui compte, c’est « la vérité du patient », peu importe que cela se soit passé réellement ou non !

Certains psychothérapeutes sont par ailleurs tout à fait sincères. Ils croient dans cette théorie du refoulement pour l’avoir apprise. Ils poussent leurs patients dans cette direction. Toute attitude thérapeutique a une influence et la suggestion, de manière générale, commence dès l’entrée en thérapie. L’impact de la personnalité et de la croyance du psy est donc déterminant. (Par exemple, un psy d’inspiration freudienne articulera son discours autour de la sexualité.)

Il est essentiel de comprendre que, malheureusement, rien ne permet de différencier un faux souvenir d’un vrai ! Ni l’émotion, ni la netteté, ni la présence de détails précis… Ici réside l’extrême difficulté du sujet. Seule une (ou des) corroboration(s) indépendante(s) ou des preuves extérieures peuvent permettre d’avoir des certitudes. C’est pour cette raison que le problème est si sérieux. 56% des victimes des TMR ne reviendront jamais sur leurs accusations.

Les thérapies de la mémoire retrouvée détruisent les patients et leur famille, mais par ailleurs les victimes réelles d’abus sexuels sont discréditées, ce qui est tout aussi grave. Les médecins, mais aussi les juristes, avocats, juges ou journalistes sont souvent ignorants de ce problème et un important effort d’information doit être entrepris.

Les ravages des faux souvenirs ou la mémoire manipulée

Après cet exposé d’une grande clarté, naît une discussion animée, où la conférencière répondra avec une grande compétence et un calme souverain aux questions brûlantes, comme aux demandes d’information spécifiques. On regrettera seulement que davantage de personnes ne se soient déplacées, dans ce week-end prolongé, malgré la présence de quelques représentants d’associations concernées.

Pour écouter la conference c'est ici.

Pour approfondir le sujet :

Les ravages des faux souvenirs ou la mémoire manipulée, par Brigitte Axelrad, Ed. Book-e-book.

[1] Un point important est à noter : les études des victimes d’abus sexuels dans l’enfance suggèrent que les abus ne sont ni oubliés, ni refoulés.

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Les ravages des faux souvenirs ou la mémoire manipulée en thérapie

Publié le par afislr

L’Association Française pour l'Information Scientifique du Languedoc-Roussillon (AFIS-LR) vous convie à assister à la 6ème édition des « rencontres pour l'information scientifique », sur le thème

 

Les ravages des faux souvenirs ou la mémoire manipulée en thérapie

 

Vendredi 17 mai 2013 à 19h - CORUM de MONTPELLIER

 

Salle du Belvédère (entrée sur la gauche ou par l’ascenseur face au tram)

 

- Entrée libre et gratuite -

 

L'intervenante, Brigitte Axelrad, est professeur honoraire de Philosophie et de Psychosociologie. Elle les a enseignées au Lycée Emmanuel Mounier ainsi que la Psychologie à l’Université Stendhal de Grenoble. Elle est l'auteur du livre « Les ravages des faux souvenirs ou la mémoire manipulée » paru en septembre 2010 aux éditions Book-e-book.

 

Aux États-Unis, puis en France, certaines personnes adultes ont, au cours d’une psychothérapie, retrouvé des souvenirs d'abus sexuels subis pendant leur enfance.

Plusieurs d’entre elles se sont ensuite rendu compte que les évènements remémorés ne s'étaient jamais vraiment produits et que ces souvenirs étaient donc de faux souvenirs. Dès lors, deux camps ont émergé :

• d'une part, des psychothérapeutes qui soutiennent que ces souvenirs sont vrais et que ceux qui pensent le contraire sont en déni ;

• d'autre part, des scientifiques, souvent spécialistes de la mémoire, qui pensent que cette dernière est malléable et que, par conséquent, tous les souvenirs retrouvés d'abus sexuels ne sont pas forcément vrais.

Un certain nombre de psychothérapeutes, qu’ils soient psychiatres, psychanalystes, psychologues ou autoproclamés, sont convaincus que les difficultés existentielles de leurs patients sont causées par des traumatismes subis dans l’enfance, qui auraient été refoulés, et qu’il faut retrouver grâce à la thérapie pour guérir.

Mais le constat est que cette conception erronée, au lieu de conduire vers la guérison, provoque des ravages chez les patients et leurs familles.

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Rencontres pour l'Information Scientifique - 5ème édition

Publié le par afislr

L’Association Française pour l'Information Scientifique du Languedoc-Roussillon (AFIS-LR) vous convie à assister, dans le cadre de la semaine du cerveau, à une table ronde avec quatre neurobiologistes sur le thème

Neurosciences & Neuromythes

Jeudi 14 mars 2013 à 19h30 - CORUM de MONTPELLIER

Salon du Belvédère (entrée sur la gauche ou par l’ascenseur face au tram)

 

Avec: I. Chaudieu, Hôpital La Colombière, Inserm U 1061, épidémiologiste, domaine des troubles anxieux. J-P. Hugnot, INM, Inserm U 1051, biologiste cellulaire, domaine des cellules souches et de la plasticité du cerveau. P. Déléris, IGF, CNRS 5203, biologiste cellulaire, domaine de la Maladie d’Alzheimer. P-F. Méry, IGF, CNRS 5203, électrophysiologiste, domaine des réseaux neuronaux

 

"Nos concepts sur le cerveau ont nettement progressé. Nous rectifierons plusieurs idées reçues sur le cerveau, son organisation et son fonctionnement, afin d’aboutir à la conception actuelle. Après sa croissance phénoménale, le cerveau ne devient pas un organe figé, fini à l’âge adulte. Il est en perpétuelle évolution, dont la dynamique peut être accélérée par stimulations magnétiques ou psychothérapies. De même, des thérapies à base de greffes, cellulaire ou électronique, pourraient se substituer aux traitements pharmacologiques pour un nombre un nombre croissant de pathologies cérébrales."

 

- Entrée libre et gratuite -

Contact Pierre-François Méry, chercheur Inserm, tel 04 3435 9300

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Gaz de schiste et fracturation hydraulique : progrès technique ou rideau de fumée

Publié le par afislr

Dans le cadre de ses rencontres pour l'information scientifique, l'antenne pour le Languedoc-Roussillon de l'association française pour l'information scientifique (AFIS-LR), organisait le 17 janvier une conférence intitulée : « gaz de schiste Get fracturation hydraulique : progrès technique ou rideau de fumée ». Cette conférence était animée par Olivier Fouché maître de conférences au CNAM .

Une bonne centaine d'auditeurs était venue assister à cette conférence, dont, semble-t-il, de nombreux militants des associations opposées à l'exploitation des gaz de schiste.

 

conf2


Le conférencier, après avoir fourni des données de nature géologique, a exposé les techniques de fracturation hydraulique qui, bien qu'utilisées depuis fort longtemps, semble cristalliser l'opposition de la population. Ont ensuite été répertoriés les différents inconvénients de cette exploitation : pollution environnementale, vieillissement des installations, impact esthétique, accidents possibles et problème de l'eau.

 

conf1


Les assistants ont été très intéressés par cet exposé qui n'a rien caché des inconvénients éventuels de cette ressource et insisté sur le fait que les compagnies pétrolières détiennent de nombreuses informations qui ne sont pas accessibles aux chercheurs des milieux universitaires.

Les échanges qui ont suivi ont été courtois et le plus souvent pertinents. Quelques géologues, présents dans la salle, ont pu compléter les informations données par le conférencier.

Une manifestation intéressante et positive qui nous a aussi permis de faire connaître l'AFIS et son journal « science et pseudo science ».

 

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